À l'Assemblée législative de l'Ontario :
Attendu que le recours à des travailleurs de remplacement enlève le pouvoir collectif des travailleurs, prolonge inutilement les conflits de travail et supprime le pouvoir essentiel que le retrait de la main-d'œuvre est censé donner aux travailleurs pour aider à mettre fin à un conflit, c'est-à-dire la capacité d'exercer une pression économique ;
Attendu que le recours à des briseurs de grève contribue à l'augmentation des conflits sur les piquets de grève, compromet la sécurité sur le lieu de travail, déstabilise les relations de travail normalisées entre les travailleurs et leurs employeurs et n'incite pas les employeurs à négocier et à conclure des contrats équitables ;
Attendu qu'une législation anti-scab forte et équitable contribuera à réduire le nombre de conflits du travail, à rendre les lieux de travail plus sûrs et à rendre les piquets de grève moins hostiles ;
Attendu qu'une législation similaire a été introduite en Colombie-Britannique et au Québec sans que le nombre de jours de grève ou de lock-out n'augmente ; et
Attendu que l'Ontario disposait d'une loi anti-briseurs de grève sous un gouvernement néo-démocrate, qui a malheureusement été arrachée aux travailleurs par les conservateurs de Harris.
Nous, soussignés, adressons à l'Assemblée législative de l'Ontario la pétition suivante :
- Interdire aux employeurs de recourir à une main-d'œuvre de remplacement pendant la durée d'une grève ou d'un lock-out légal ;
- Interdire aux employeurs de recourir à des travailleurs de remplacement externes et internes ;
- Prévoir des sanctions financières importantes pour les employeurs qui défient la législation anti-scab ; et
- Soutenir les travailleurs de l'Ontario et adopter le projet loi de 2023 sur les briseurs de grève.